‘Les Bronzés 3 – Amis pour la vie’

Titre original : Les Bronzés 3 – Amis pour la vie
Pays : France
Réalisateur : Patrice Leconte
Année de sortie : 2006
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Chaque été, Popeye (Thierry Lhermitte) convie ses amis et associés dans le complexe hôtelier Prunus Resort qu’il dirige en Sardaigne. Mais la gestion lamentable de ce centre luxueux crée bien des tensions entre son épouse (Ornella Muti) et lui. Cette année, tous les anciens complices de Côte d’Ivoire et de Val d’Isère se retrouvent au grand complet : Jérôme (Christian Clavier) ruiné et dépressif, Bernard et Nathalie (Gérard Jugnot, Josiane Balasko), ainsi que la surprenante Gigi (Marie-Anne Chazel) et ses seins siliconés, escortée par son nouvel amant qui n’est autre que… Jean-Claude Dus (Michel Blanc). L’arrivé à l’hôtel de Christiane (Dominique Lavanant), la victime rancunière d’une opération de chirurgie esthétique manquée de Jérôme, coïncide avec une série de troubles des plus surprenants.

L’avis de Ciné’xagone (Résultat de recherche d'images pour )

Personne ne s’est jamais soucié de savoir si, au fond, les deux premiers épisodes des Bronzés étaient de bons films. Au sens artistique, probablement que non mais qu’importe : leur charme, leur simplicité et le talent de leurs joyeux interprètes en ont fait des œuvres culte et vouées au pinacle de la comédie à la française. Mais le temps nous a tous énormément vieillis et Gigi, Jérôme, Popeye, Bernard et les autres, vingt-sept ans après leurs ultimes frasques sur les pentes glissantes de Val D’Isère, n’ont hélas pas échappé à la règle. Qu’attendait-on des Bronzés 3 ? Sans doute une production dans la lignée des précédentes, un humour naturel qui rejaillirait du bonheur des retrouvailles, sans prétention ni excès, comme une saine émulation… Patrice Leconte et ses saltimbanques nous ont livré tout le contraire. Personne n’y retrouvera l’esprit de leurs premières aventures ; tout y est grotesque : les personnages ne s’aiment plus mais, pis, ne font rien pour se faire aimer du public. Gigi et son silicone, Dus douteusement américanisé et cette pauvre Christiane, défigurée et mystique détiennent la palme absolue du ridicule. Les gags s’apparentent plus que jamais à des pétards mouillés et les saillis dans les dialogues se font inexistantes. Mal filmée, affublée d’une bande originale à visée purement commerciale, l’œuvre entière devient rapidement indigeste.

Le tournage des Bronzés 3 a été entouré de silence, le secret de l’intrigue (un bien grand mot) scrupuleusement gardé ; le public français était en droit d’attendre mieux, tout portait à croire que la magie serait là, à nouveau, planant au-dessus des six compagnons devenus en trois décennies des stars du cinéma français. Il n’en fut rien. Mais le plus sévère des constats, le plus pathétique aussi, c’est que ce baroud d’honneur à la noix en vient à dégrader l’image des Bronzés toute entière ; adieu les jeunes personnages survoltés des seventies, adieu aussi l’espoir d’une maturité jamais atteinte : laissons la place à une troupe de vieilles gloires sur le déclin, tout autant sinistres que vulgaires.

R.V.H.

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