‘La Neuvième Porte’

Titre original : The Ninth Gate
Pays : États-Unis, France, Espagne
Réalisateur : Roman Polanski
Année de sortie : 1999
Genre : Thriller
Type : Long-métrage


Résumé

Dean Corso (Johnny Depp) est ce qu’on appelle un « chasseur de livres ». Il traque les ouvrages de valeur et détermine leur authenticité. Un de ses clients, le grand collectionneur Boris Balkan (Frank Langella), le charge d’enquêter sur une pièce récemment acquise, Les Neuf Portes du Royaume des Ombres, dont il n’existe dans le monde que deux exemplaires en plus du sien, et dont il désire s’assurer de l’authenticité. Corso s’envole alors pour l’Europe afin de rencontrer les deux autres propriétaires du livre et d’examiner leur édition. C’est alors qu’il s’aperçoit que les trois exemplaires diffèrent ; certaines gravures présentent des variantes qui se trouve être signées LCF : Lucifer.

L’avis de Ciné’xagone (Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour )

Trente ans après Rosemary’s Baby, Roman Polanski s’intéresse à nouveau à la thématique satanique avec ce film souvent présenté comme une œuvre mineure de sa filmographie. La déception est d’autant plus importante que les trente premières minutes, remarquablement filmées dans l’atmosphère douillet des bibliothèques, installent une intrigue qui s’annonce passionnante. Le cinéaste polonais dépose d’ailleurs des indices très tôt (ex : on aperçoit le fameux château des neuf portes dans la bibliothèque de Balkan ; la caméra dévoile un symbole ésotérique tatoué sur la fesse de l’ancienne propriétaire de l’exemplaire de Balkan)… Rapidement pourtant, l’énigme perd de son intensité et de sa profondeur. Il manque à La Neuvième porte l’ambiguïté de Rosemary’s Baby. Le public comprend sans peine que les menaces et les meurtres qui surviennent trouvent une explication rationnelle, et admet par ailleurs que la mystérieuse jeune fille aux yeux verts qui suit sans cesse Corso (Emmanuelle Seigner) incarne, elle, une force surnaturelle (on la voit se déplacer sans toucher le sol). Elle est le Diable et, partant, une grande part du mystère s’efface… C’est ce qui s’appelle saboter un sujet captivant… En guise de final, il faudra se contenter de clichés : un château qui brûle et une porte lumineuse qui s’ouvre vers le royaume de Lucifer.

Il ne faut pas être trop dur : si le scénario est, hélas, mal travaillé, on ne peut en dire autant de la mise en scène précise de Roman Polanski et de la qualité de la photographie aux tons délicatement sépia. Tout au long du film, Polanski capte les petits détails et instille un sentiment subtil de paranormalité. Toute cette maîtrise de l’art cinématographique se met hélas au service d’une intrigue finalement assez terne. Ce n’est pas un gâchis total, mais ça y ressemble.

R.V.H.

 

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