‘La Couleur de l’Argent’

Titre original : The Color of Money
Pays : États-Unis
Réalisateur : Martin Scorsese
Année de sortie : 1986
Genre : Drame
Type : Long-métrage


Résumé

Eddie Felson (Paul Newman) est un ex-champion de billard à neuf reconverti dans la vente de grands crus. Sa rencontre avec le jeune Vince Lauria (Tom Cruise), prodige du billard qui ne se sépare jamais de sa compagne Carmen (Elizabeth Mastrantonio), lui redonne le goût du jeu. Eddie propose à Vince de le former pour devenir un grand joueur, et finit par le convaincre de se déplacer de salle en salle à travers les États-Unis, six semaines durant. Vince a de la technique, mais frime trop et ne connaît pas la subtilité de l’arnaque dont Eddie fut le maître. Quelque peu hostile aux méthodes de son aîné, Vince finit par se laisser séduire par la stratégie. Mais l’envie de jouer s’empare à nouveau d’Eddie, et le maître va bientôt concurrencer l’élève… 

L’avis de Ciné’xagone (Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour )

La Couleur de l’Argent est la suite (autonome) de l’Arnaqueur (Robert Rossen, 1961), à l’occasion de laquelle Paul Newman a repris son rôle d’Eddie Felson. Ce fut aussi le film qui lui offrit enfin l’Oscar ô combien mérité du meilleur interprète masculin. Sa confrontation avec la star montante Tom Cruise ne pouvait que soulever la curiosité. Newman/Cruise, c’est un conflit de générations, un face-à-face initiatique des acteurs eux-mêmes et des personnages qu’ils incarnent, la croisée des chemins de deux des plus grands séducteurs de l’histoire du cinéma américain, en arbitre desquelles se place la ravissante Elizabeth Mastrantonio. Et il faut savoir gré à Martin Scorsese d’avoir évité un scénario cousu de fil blanc : le vieil Eddie et ses yeux bleus filant avec la jeune nymphe, à la barbe d’un Vince naïf et impuissant… Aucun chassé-croisé amoureux ne vient bouleverser l’ordre du film ni empiéter sur le thème central : l’univers du billard de compétition.

Le secret de la réussite de La Couleur de l’Argent réside certainement dans la manière dont Scorsese a traité le billard et filmé les confrontations sur le tapis vert. Sa mise en scène captivante et mobile met en valeur un jeu passionnant, spectaculaire. Ce n’est pas un drame psychologique se déroulant dans le milieu du billard : c’est un film sur le billard sur fond de drame psychologique. Et si profondeur il y a, elle doit essentiellement au personnage complexe d’Eddie Felson. Newman, à son meilleur en vieux guerrier sur le retour, campe un roi du bluff, ni noir ni blanc, attiré par l’argent sans être dépourvu d’humanité, mufle mais fidèle. Sa présence raffinée polarise l’attention et permet à une histoire assez ordinaire quoique bien scénarisée de devenir foncièrement attachante.

Un film à voir pour la passion qui s’en dégage, pour l’atmosphère douillette des salles de billard et pour l’interprétation magistrale de Paul Newman, dans un des plus grands rôles de sa carrière.

R.V.H. 

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