‘La Main au Collet’

Titre original : To Catch a Thief
Pays : États-Unis
Réalisateur : Alfred Hitchcock
Année de sortie : 1955
Genre : Comédie policière
Type : Long-métrage


Résumé

Tandis que la saison touristique bat son plein sur la Côte d’Azur, d’importants vols de bijoux surviennent de nuit, dans les grands hôtels. John Robie dit « Le Chat » (Cary Grant), voleur de bijoux avant la guerre et retiré près de Nice, se voit soupçonné de récidive, d’autant plus que le coupable imite le mode opératoire qui était jadis sa signature. Pour démontrer son innocence, Robie tente de découvrir lui-même qui se cache derrière cette série de vols.

L’avis de Ciné’xagone ()

Le tournage sur la Riviera de La Main au Collet fut l’occasion pour Hitchcock de s’accorder un peu de repos après avoir enchaîné les films ambitieux (L’Inconnu du Nord-ExpressLe Crime était presque parfaitFenêtre sur Cour) et… d’apprécier les cartes des grands restaurants français. Le cinéaste désirait, avec La Main au Collet, concevoir un film plus léger pour le public et pour lui-même, proche finalement de la comédie policière. Pour cela, il privilégia un tournage « en famille ». Il engagea à nouveau Grace Kelly et persuada Cary Grant, lassé par les plateaux, d’endosser le premier rôle. Hitchcock a privilégié l’immersion et a, de ce fait, confié les rôles de personnages français à des acteurs hexagonaux, bien connus des cinéphiles : Charles Vanel, Dominique Davray et la jeune Brigitte Auber notamment.

Le charme de La main au collet – car c’est un film littéralement charmant – naît à la fois de la simplicité du scénario, de l’interprétation feutrée et élégante de Cary Grant et de l’abondance de scènes d’extérieur ; pour filmer les paysages côtiers, Hitchcock a utilisé allègrement les poursuites et prises d’images par hélicoptère, technique peu habituelle chez lui. Ressort aussi la beauté étincelante de Grace Kelly qui devait bientôt achever sa carrière au cinéma. Quelques mois après le tournage (qui, par coïncidence, se déroulait en partie à Monaco), elle fit la rencontre du prince Rainier III.

L’intrigue policière tient assez bien en haleine (Robie est-il le voleur ? Si ce n’est pas le cas, sera-t-il arrêté ? Parviendra-t-il à se disculper ?) mais les facéties finissent par prendre le dessus. Alfred Hitchcock laisse libre court aux plaisanteries qu’il affectionne. Une dose d’humour noir et des sous-entendus grivois à foison (par les mots comme par les images, cf. le symbolisme du fameux feu d’artifice, pertinemment analysé par François Truffaut) font de La Main au Collet un divertissement de bon aloi, un film « de vacances » à part dans la filmographie hitchcockienne.

R.V.H.

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