‘Le Gendarme à New York’

Titre original : Le Gendarme à New York
Pays : France, Italie
Réalisateur : Jean Girault
Année de sortie : 1965
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

La brigade de Saint-Tropez doit représenter la France au Congrès international de la Gendarmerie organisé à New York. Malgré l’interdiction formelle de son père, le Maréchal des logis-chef Cruchot (Louis de Funès), la jeune Nicole (Geneviève Grad) ne renonce pas à voyager elle-aussi en Amérique. Elle prend le risque de s’embarquer clandestinement à bord du paquebot France. Mais Cruchot, au cours de la traversée de l’Atlantique, va bientôt s’apercevoir de sa présence…

L’avis de Ciné’xagone (Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour )

Un an après le franc succès du Gendarme de Saint-Tropez, Jean Girault, son scénariste Jacques Vilfrid et les principaux acteurs du film se retrouvent pour lui offrir une suite. L’idée d’un voyage de la brigade en Amérique est ambitieuse et les moyens déployés le sont à sa mesure. Jean Girault met les petits plats dans les grands. Peu réputé pour son sens de l’esthétisme, le spécialiste des comédies populaires se dépasse : tournage en immersion sur le France, nombreux extérieurs à New York avec recours aux travellings, ellipses narratives, adoption du format CinemaScope… Le son de la fanfare domine la bande-originale composée par Raymond Lefebvre et Paul Mauriat pour marier le protocole (les gendarmes, après tout, se rendent à un congrès international) et le grandiloquent supposé de l’Oncle Sam. On reste dans le cliché bienveillant avec la longue séquence dite de « l’entrecôte », parodie inattendue mais plutôt réussie de West Side Story, sorti sur les écrans quatre ans plus tôt.

Hélas, la même attention n’a pas été prêtée à l’histoire. Le scénario paresseux de Girault et Vilfrid sacrifie la pertinence générale à la tentation des gags en avalanche. Double conséquence : une légèreté presque gênante (un exemple parmi tant d’autres : Nicole voyage clandestinement mais sans aucune difficulté, en bateau comme passagère et en avion comme hôtesse (!)) et surtout des acteurs en surrégime. De ce point de vue, le contraste avec le premier volet de la série des « Gendarmes », qui suivait un rythme narratif plus paisible, est saisissant. À trop vouloir en faire, le film finirait par agacer plus que divertir. La ligne rouge ultime.

R.V.H.

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