‘Welcome to New York’

Titre original : Welcome to New York
Pays : France, États-Unis
Réalisateur : Abel Ferrara
Année de sortie : 2014
Genre : Drame
Type : Long-métrage


Résumé

Directeur du Fonds Monétaire International, le français Devereaux (Gérard Depardieu) est accro au sexe. Dans un grand hôtel newyorkais où il séjourne, il est dérangé par une femme de ménage alors qu’il sort de sa douche. Devereaux agresse sexuellement la jeune femme. Quelques heures plus tard, alors qu’il s’apprête à prendre l’avion pour Paris, il est interpellé par la police fédérale. Débute pour lui une descende aux enfers judiciaires et la ruine de sa carrière.

L’avis de Ciné’xagone (Résultat de recherche d'images pour )

Abel Ferrara a souhaité réaliser un film sur « l’affaire DSK » deux ans seulement après les faits. Si ce n’est la modification des noms des protagonistes – pour ceux qui en portent ; la plupart des personnages ne sont pas nommés – tout a été calqué sur les éléments établis, relatés ou fantasmés de cette affaire judiciaire aux répercutions internationales. Dire que le projet a attiré des réticences est un doux euphémisme… Malgré les difficultés à trouver des financements, Ferrara a maintenu le tournage et débauché Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset pour incarner le pseudo couple Strauss-Kahn/Sinclair, brisé par l’événement du Sofitel.

Présenté par provocation en même temps que le festival de Cannes 2014, Welcome to New York n’a jamais été mis à l’affiche des salles obscures, se contentant d’une diffusion par téléchargement VOD. Un film maudit ? Pas vraiment. Un film qui dérange ? Un peu. Un film raté ? Assurément ! Il faut se pincer pour ne pas croire à la mauvaise plaisanterie… La qualité de l’œuvre oscille entre reconstitution documentaire à petit budget et téléfilm de mauvais genre. Tout y est filmé de la même manière, platement, dans des décors sinistres, sans une note de musique. Les scènes de sexe crues alternent avec des dialogues insipides, interminables. Même les passages de dispute du couple Devereaux ne dégagent aucune émotion. Le vide est sidéral.

Aucun n’effort de construction scénaristique n’a été fourni pour passer de la simple reproduction en images d’un fait divers ultra-médiatisé à un drame psychologique et/ou politique un tant soit peu épais… On y suit donc l’affaire Devereaux à partir des heures qui précèdent le viol (scènes de débauche à l’hôtel) jusqu’aux jours qui le suivent (interpellation, garde à vue, libération sous caution, confinement en résidence surveillée). Au bout d’une heure et vingt minutes de film, puisque tout semble avoir été dit, Ferrara place deux flash-back sans intérêt pour l’histoire (une liaison ancienne de Devereaux et une agression sexuelle qui s’inspire de l’affaire Tristane Banon) agrémentés d’un monologue de psychologie à deux dollars… Que vient faire Gérard Depardieu dans cette galère ? Incarner le double de Dominique Strauss-Kahn qu’il « n’aime pas », déclare-t-il dans le court extrait d’interview glissé avant le générique. Sa prestation impudique est certainement la seule composante convaincante de ce triste film. Et encore.

R.V.H.

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