‘Le Gendarme en Balade’

Titre original : Le Gendarme en Balade
Pays : France
Réalisateur : Jean Girault
Année de sortie : 1970
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Toute la brigade de Saint-Tropez est mise à la retraite afin de laisser la place à une nouvelle génération de gendarmes, au grand désespoir de l’adjudant Gerber (Michel Galabru) et du maréchal des logis-chef Cruchot (Louis de Funès). Mais les gendarmes s’ennuient… Ils saisissent l’occasion de reprendre du service pour tenter de faire retrouver la mémoire au brigadier Fougasse (Jean Lefebvre), atteint d’une amnésie consécutive à un récent accident. Les ex-gendarmes veulent faire revivre à Fougasse des situations passées pour provoquer le « déclic » salvateur mais, ce faisant, ils se mettent hors-la-loi.

L’avis de Ciné’xagone ()

Le Gendarme en Balade est le quatrième volet des péripéties de Louis de Funès en uniforme. Malgré de bons moments, notamment la fabuleuse séquence chez les hippies, le film est dans l’ensemble absurde. Nos six gendarmes vivent des situations de plus en plus invraisemblables, dont le summum est, à la fin de cet opus, le démantèlement d’une fusée à tête nucléaire (!) construite par des enfants…

Après le beau succès du Gendarme se Marie, Jean Girault et Jacques Vilfrid ont concocté un scénario plein de malice mais trop léger, malgré une double volonté paradoxale de sortir des sentiers battus (le début du film montre la vie de Cruchot retiré de la vie militaire, loin de l’atmosphère tropézienne) tout en s’abandonnant sans retenue à l’auto-référence. Le Gendarme en Balade ressemble à un épisode d’hommage à la série, laquelle ne s’achève pourtant pas. Les clins d’œil transparents abondent. Cruchot dévoile à Gerber une exposition d’objets retraçant leur carrière, puis projette un montage de quelques scènes ponctionnées dans les trois précédents « Gendarmes ». Les anciens perdreaux assistent à une nouvelle chasse aux nudistes dans l’espoir de faire retrouver la mémoire à Fougasse. Enfin, une réplique de sœur Clothilde (France Rumilly) – « ça me fait plaisir de vous revoir, comme ça, de film en film » appuie encore le caractère facétieux, quasi-parodique, de l’œuvre.

Il faudra attendre huit ans pour qu’une suite soit imaginée – Le Gendarme et les extraterrestres (1978) ; déjà, l’essoufflement de la série se fait sentir. Si l’on rit encore de bon cœur, le gag est souvent pauvre.

R.V.H.

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