‘Le Gendarme et les Extra-terrestres’

Titre original : Le Gendarme et les Extra-terrestres
Pays : France
Réalisateur : Jean Girault
Année de sortie : 1979
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Panique à Saint-Tropez ! Le gendarme Beaupied (Maurice Risch) dit avoir aperçu une soucoupe volante près d’une route des environs. Tous ses collègues de la brigade le tournent en dérision jusqu’à ce que le maréchal des logis-chef Cruchot (Louis de Funès) tombe lui aussi nez à nez avec l’engin spatial. Les êtres venus d’ailleurs prennent l’apparence des humains et menacent la civilisation. Heureusement, l’adjudant Gerber (Michel Galabru) découvre leur talon d’Achille : ils rouillent car leur squelette est de fer !

L’avis de Ciné’xagone ()

Huit ans après Le Gendarme en Balade qui narrait la mise à la retraite (provisoire) de la brigade de Saint-Tropez, Jean Girault, son acteur fétiche Louis de Funès et le scénariste Jacques Vilfrid concoctent une nouvelle aventure trempée de science-fiction… Cet avant-dernier volet marque une rupture assez nette dans la série, ne serait-ce qu’en raison des bouleversements dans la distribution. Jean Lefebvre, Christian Marin et leurs personnages respectifs disparaissent au profit de Maurice Risch et Jean-Pierre Rambal (les nouveaux gendarmes Beaupied et Taupin) ; Claude Gensac n’est pas à l’affiche non plus, remplacée par Maria Mauban, néanmoins convaincante, dans le rôle de Josepha. Toujours composée par Raymond Lefebvre, la bande-originale du film mêle un premier thème proche de l’univers des films (celui du générique, assez comparable au travail effectué pour Le Gendarme se Marie) avec un second, destiné à instiller une atmosphère paranormale et annonciateur évident de la partition de La Soupe aux Choux (1981).

Dans leur tentative de renouvellement des aspects comiques de la série, les auteurs subissent un échec. Certes, l’effet de mode qui portait alors la science-fiction – voir le succès de Rencontres du Troisième Type (Spielberg, 1977) – se prêtait aisément aux adaptations humoristiques. Mais Girault et Vilfrid usent jusqu’à la corde les situations de confusion humains/extraterrestres. D’autre part, Cruchot et ses comparses doivent composer avec les mauvais aspects de la société de consommation surmédiatisée, dans une séquence tellement grotesque qu’elle en perd tout aspect satirique. La grande faiblesse des dialogues (gênante pour les acteurs eux-mêmes, c’est dire !) n’est pas relevée par l’originalité médiocre des gags, la plupart déjà pompés sur les épisodes précédents du Gendarme : scènes de confusion parmi les vacanciers, recours au déguisement pour échapper au danger, course folle en voiture (la légendaire 2 CV de Sœur Clothilde…), surmenage et accès de folie des protagonistes (grimaces, lapsus ridicules), multiples quiproquos…

Les sympathiques retrouvailles entre le public et la maréchaussée tropézienne virent au malaise. Reste à sauver ce qui doit l’être : l’excellente interprétation de Michel Galabru, ici au-dessus du lot.

R.V.H.

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