‘Les Choristes’

Titre original : Les Choristes
Pays : France
Réalisateur : Christophe Barratier
Année de sortie : 2004
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage


Résumé

Clément Mathieu (Gérard Jugnot) entre au pensionnat du Fond de l’Étang comme nouveau pion. Il y découvre des enfants en difficulté, très indisciplinés, terrorisés par la férule de l’intransigeant directeur Rachin (François Berléand). Pour redonner confiance aux élèves et créer de la cohésion, Mathieu, mélomane et compositeur à ses heures perdues, met en place une chorale. Malgré l’adhésion de la plupart des pensionnaires au projet, Mathieu doit faire face à la réticence de Rachin.

L’avis de Ciné’xagone ()

Gros succès de l’année 2004, Les Choristes a touché le public avec à son univers désuet (un internat de province, quelques années après la guerre) et les fameuses parties chantées par la chorale des enfants menée par le soliste Jean-Baptiste Maunier, alors âgé de treize ans. De manière générale, le casting est une vraie réussite, s’agissant des jeunes pensionnaires comme des « maîtres » de l’internat. Au centre de l’histoire, Gérard Jugnot interprète peut-être le rôle le plus significatif de toute sa carrière.

Christophe Barratier porte une attention méticuleuse aux décors et à l’atmosphère qui entourent le récit. Indéniablement, l’œuvre possède un cachet qui, ajouté à l’humanité du personnage de Clément Mathieu, la rend chaleureuse et explique en grande partie le « phénomène » culturel qu’elle déclencha. Ces aspects sympathiques n’occultent pas cependant la faiblesse d’un scénario qui, en voulant explorer le pouvoir de l’art de révéler la beauté des âmes, glisse assez vite dans la facilité des bons sentiments. Cela s’exprime par exemple dans l’opposition par trop caricaturale des personnages principaux (le doux et humble Mathieu contre le violent et aigri Rachin / l’inquiétant Mondain contre le frêle Pépinot).

Les Choristes est donc un film qui entend jouer délibérément sur la corde sensible. Suffisamment pour toucher une large audience ; trop pour atteindre la profondeur et à la gravité qu’il semblait pourtant viser.

R.V.H.

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