‘Jurassic Park’

Titre original : Jurassic Park
Pays : États-Unis
Réalisateur : Steven Spielberg
Année de sortie : 1993
Genre : Science-fiction
Type : Long-métrage


Résumé

John Hammond (Richard Attenborough), un vieil entrepreneur qui doit sa fortune à des parcs d’attraction, profite des progrès de la science sur le clonage pour créer une réserve de dinosaures sur une île au large de Costa Rica. Pour obtenir l’aval des actionnaires, il convie le temps d’un week-end un avocat (Martin Ferrero), le mathématicien Ian Malcom (Jeff Goldblum) et un couple de paléontologues, les professeurs Grant et Sattler (Sam Neill, Laura Dern). Mais une tempête tropicale s’abat sur Jurassic Park et la visite prend une tournure tragique…

L’avis de Ciné’xagone ()

La sortie de Jurassic Park en 1993 fut phénoménale à plus d’un titre. D’abord par son immense succès au box-office, aux États-Unis et en Europe. Ensuite par l’effet de mass-culture qui l’accompagna (produits dérivés, retour d’une « mode » dinosaures…). Enfin par son recours révolutionnaire aux effets spéciaux numériques pour faire revivre des espèces animales disparues il y a 66 millions d’années. L’immense mérite de Spielberg, à partir bien sûr du roman de Michael Crichton, est d’avoir bâti un scénario de science-fiction cohérent, plausible (même si expérimentalement impossible en l’état actuel des connaissances) et de lui avoir donné un aspect particulièrement réaliste. L’impression produite par les dinosaures sur l’œil du spectateur est d’autant plus forte que celui-ci ne possède pas de point de comparaison dans sa propre réalité. Ainsi, les effets spéciaux numériques de ce film déjà ancien demeurent moins voyants que certaines images de synthèses des réalisations à gros budget des années 2010…

Passé l’aspect technique et le défi relevé haut la main par le réalisateur américain, le scénario, redoutablement efficace, n’en souffre pas moins de quelques faiblesses objectives. Un regard critique pourra toujours s’étonner que le propriétaire du parc prenne le risque d’organiser un week-end inaugural crucial pour son financement avec une équipe technique réduite à un seul informaticien ; qu’une adolescente de treize ans – toute passionnée d’informatique qu’elle est – connaisse et maîtrise un logiciel de sécurisation d’un parc animalier ; que des dizaines d’espèces de dinosaures aient pu être recréées à partir du sang contenu dans des moustiques prisonniers de la sève, forcément rares… Qu’importe, la curiosité du public pour ces inconnus terrestres que sont les dinosaures, l’attachement ressenti bien vite pour les personnages et la tension que crée l’enchaînement des événements (tempête, panne des installations, problèmes de sécurité, dinosaures en liberté…) font de Jurassic Parc un film captivant, de surcroît très bien construit. Spielberg a pris le temps d’installer son intrigue et de familiariser avec le cadre de l’action avant que ne survienne la première catastrophe (lorsque est atteinte une heure de film, la moitié très exactement).

Le sens de l’équilibre qui caractérise Jurassic Parc (et ce contrairement à ses suites, dont Le Monde Perdu, pourtant également réalisée par Spielberg en 1997) en fait un chef-d’œuvre du genre. Un vrai travail sur les personnages a été mené, les fondements scientifiques de l’expérience d’Hammond, avec de surcroît une ébauche de débat bioéthique et philosophique sur celle-ci, sont mis en exergue et, enfin, la confrontation violente, tant redoutée entre l’homme et le dinosaure (cf. la longue scène de l’attaque du tyrannosaures-rex entrée dans les annales du cinéma) exerce une effroyable fascination.

R.V.H.

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