‘Frantic’

Titre original : Frantic
Pays : États-Unis, France
Réalisateur : Roman Polanski
Année de sortie : 1988
Genre : Policier
Type : Long-métrage


Résumé

Richard et Sondra Walker (Harrison Ford, Betty Buckley), de San Francisco, séjournent à Paris pour participer à un congrès de médecine. Le matin de leur arrivée à l’hôtel, Sondra constate qu’elle a pris par mégarde à l’aéroport une valise qui n’est pas la sienne. Son mari signale immédiatement l’incident à la compagnie mais, quelques minutes plus tard, alors qu’il prend sa douche, sa femme disparaît. Richard demande l’aide de la police française et de l’ambassade américaine mais il suit aussi sa propre piste. Il a très vite l’intuition qu’il existe un lien entre l’enlèvement de sa femme et la valise substituée.

L’avis de Ciné’xagone ()

Après le rafraîchissant Pirates, un film d’aventures qui mettait un terme à sept ans d’absence au cinéma, Roman Polanski revient au genre policier (il y avait excellé en 1974 avec Chinatown), signant pour le rôle principal Harrison Ford, prenant Paris pour décor et Ennio Morricone pour compositeur. C’est peu dire que Frantic n’est pas la plus grande réussite du réalisateur franco-polonais… L’interprétation guindée d’Harrison Ford confine ici à l’inexpressivité, alors même que son personnage est rongé d’inquiétude pour son épouse disparue. L’intrigue se met en place assez rapidement mais s’avère dans l’ensemble grossière. Ce n’est réellement que dans la seconde moitié du récit, lorsque apparaît le personnage de Michelle (Emmanuelle Seigner) – jeune droguée manipulée par des trafiquants pour assurer le transport d’un élément d’arme nucléaire… – que le film parvient enfin à décoller, sans aller pour autant jusqu’à émouvoir ni faire trembler.

À un scénario bancal, Polanski associe une mise en scène convenue. La bande-originale reste sous-exploitée (il n’y a pas, ici, de valeur ajoutée Morricone) et la qualité de la photographie très en-deçà de ce qu’on peut attendre d’une œuvre sortie en 1988 et dotée d’un budget de 20 millions de dollars… À force d’à-peu-près, Frantic finit par ressembler à un film de série B ou à un feuilleton policier, tout juste distrayant.

R.V.H.

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