‘The Big Lebowski’

Titre original : The Big Lebowski
Pays : États-Unis, Royaume-Uni
Réalisateur : Joel Coen
Année de sortie : 1998
Genre : Comédie policière
Type : Long-métrage


Résumé

Jeff Lebowski (Jeff Bridge), surnommé « the Dude » (« le Mec »), reçoit une visite désagréable : deux truands médiocres qui l’ont confondu avec un riche homonyme lui réclament de l’argent. L’un d’entre eux le moleste, l’autre urine sur son tapis. Le Mec décide d’aller trouver Jeffrey Lebowski (David Huddelston), l’homme d’affaires vraisemblablement recherché par les inconnus, pour obtenir un dédommagement. Quelques jours plus tard, le grand Lebowski propose au Mec une mission : sa jeune épouse a été kidnappée et les auteurs du rapt demandent une rançon. Comme il est probable qu’il s’agisse des mêmes malfaiteurs, le Mec est le mieux placé pour servir d’intermédiaire. Mais rien ne se déroule vraiment comme prévu…

L’avis de Ciné’xagone ()

Avec cette comédie qui succède dans leur filmographie à Fargo, primé à Cannes et aux Oscars, Joel et Ethan Coen déploient une mise en scène imaginative, souvent facétieuse, au service d’un scénario hélas assez banal. L’écriture est la principale faiblesse d’une œuvre qui paraît trop miser sur l’atmosphère générale (avec son excellente bande-originale qui puise dans les standards américains et la musique pop) et ses personnages passablement décalés. Au point de n’avoir plus rien de neuf à proposer au bout d’une heure… On suivra donc jusqu’au bout le « Dude » Lebowski à travers son mauvais rêve, débuté par une erreur sur la personne et poursuivit par une improbable mission de délivrance d’une pin-up délurée.

Film trop bavard – la faute aux dialogues pas toujours taillés dans la finesse – The Big Lebowski voit son ambition artistique minée par l’accumulation de situations souvent drôles mais répétitives et par trop absurdes. Jeff Bridge s’est coulé avec une réussite certaine dans les habits de ce chômeur cool, dont la vie est remplie pour l’essentiel de cocktails White Russian et de parties de bowling. Il restait à en faire un personnage vraiment intéressant et non un sympathique paillasson, ce qu’Ethan et Joel Coen négligent dans leur composition.

Malgré tout, The Big Lebowski est un film indéniablement attachant. C’est ce qui en a assuré la popularité. Il s’en serait fallu de peu (étoffer l’histoire, creuser les personnages) pour en faire un vrai bijou.

R.V.H.

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