‘Le Corniaud’

Titre original : Le Corniaud
Pays : France, Italie, Espagne
Réalisateur : Gérard Oury
Année de sortie : 1965
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

À la veille de son départ en voyage, Antoine Maréchal (Bourvil) est percuté par la Rolls de Léopold Saroyan (Louis de Funès). Sa 2 CV réduite à l’état d’épave, Maréchal doit annuler ses vacances en Italie. Mais surprise : Saroyan convoque sa malheureuse victime pour lui proposer le convoyage d’une Cadillac entre Naples et Bordeaux. Maréchal accepte naïvement, sans se douter que le véhicule sert à transporter clandestinement de la drogue, de l’or et des pierres précieuses.

L’avis de Ciné’xagone ()

Gérard Oury a eu idée lumineuse de former le duo Bourvil-De Funès – les deux acteurs s’étaient déjà croisés auparavant dans plusieurs long-métrages, dont La Traversée de Paris (Autant-Lara, 1959) – pour réaliser cette comédie de première facture. L’opposition entre le personnage du candide attachant et celui de l’escroc survolté est un élément structurant du Corniaud mais le film ne saurait se réduire au contraste de deux tempéraments. Entre répliques détonantes, coïncidences fâcheuses, pitreries, maladresses et absurdités, l’humour ratisse large mais l’assemblage fonctionne. Bien construit, le scénario ne laisse aucun temps mort ; il aménage de surcroît un espace pour le romantisme léger (la rencontre de Maréchal avec la manucure italienne, puis l’autostoppeuse allemande), parfaitement en phase avec l’environnement de l’action et le personnage sans malice qu’incarne Bourvil.

Gérard Oury tire profit, sans en abuser, de la beauté du littoral méditerranéen et de l’atmosphère latine (cf. la traversée des ruelles de Naples, la découverte des monuments romains, la fusillade des jardins de la villa d’Este) pour donner du cachet à son film. La sublime bande-originale qu’offre Georges Delerue accompagne en douceur Bourvil, de Funès et le « méchant » Venantino Venantini dans leurs pérégrinations. Il restait au Corniaud à se démarquer par quelques scènes culte : elles sont au rendez-vous ! La dislocation de la 2 CV, la douche au camping, la chorégraphie de De Funès chez le garagiste (une sacrée leçon de mise en scène et de montage) sont les temps forts d’une comédie devenue incontournable.

R.V.H.

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