‘L’Année des Méduses’

Titre original : L’Année des Méduses
Pays : France
Réalisateur : Christopher Frank
Année de sortie : 1984
Genre : Drame
Type : Long-métrage


Résumé

À l’aube de sa majorité, Chris (Valérie Kaprisky) éprouve son pouvoir de séduction auprès des hommes matures. Elle séduit d’abord Vic, un ami de ses parents déboussolé par sa fraîcheur (Jacques Perrin). Puis, sur les plages de la Côte d’Azur, elle tente d’attirer l’attention de l’énigmatique Romain (Bernard Giraudeau). Mais celui que l’on surnomme le « Mac’ », amateur de belles femmes, s’éprend de la mère de Chris, Claude (Caroline Cellier).

L’avis de Ciné’xagone ()

L’Année des Méduses : un film culte ? Chez la jeune génération qui découvrait sur les écrans la sensualité de Valérie Kaprisky (22 ans), il doit persister un brin de nostalgie rêveuse à l’évocation de ce drôle de drame qui n’a pourtant pas grand-chose à offrir, si ce n’est les poitrines dénudées de vacancières sans complexe. Réalisé par Christopher Frank sur la base de son roman éponyme, le film narre donc les « exploits » de Chris, toute jeune adulte dévergondée et manipulatrice qui chasse l’homme marié ou le playboy au bord de la mer.

L’absence d’intrigue consistante, des choix techniques douteux (bande-originale médiocre, présence inutile d’une voix off, manque d’inspiration globale de la réalisation) et une construction chronologique de l’histoire mal pensée (avec la courte séquence parisienne maladroitement intercalée entre deux périodes de vacances) ont vite raison de la curiosité que l’on peut éprouver pour l’atmosphère chaude et tentatrice que Frank s’évertue à installer. La scène paroxystique – celle du face à face entre Chris et Romain sur le bateau de celui-ci – était propice à un vrai moment de cinéma. Mais il aurait fallu pour cela un authentique réalisateur derrière la caméra…

Il faut rechercher quelques qualités au film du côté de la direction d’acteurs (encore que…) : Bernard Giraudeau s’en tire plutôt bien dans la peau d’un dragueur insaisissable et Caroline Cellier incarne avec une élégance langoureuse le personnage le plus sympathique, sinon le plus intéressant de cette histoire. Hélas, L’Année des Méduses a pour centre de gravité la jeune Chris, une personnalité perverse à laquelle Valérie Kaprisky donne un très beau corps mais échoue à conférer de la crédibilité.

R.V.H.

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