‘Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet’

Titre original : Hook
Pays : États-Unis
Réalisateur : Steven Spielberg
Année de sortie : 1991
Genre : Comédie fantastique
Type : Long-métrage


Résumé

Peter Banning (Robin Williams), un grand avocat américain, peine à concilier activités professionnelles envahissantes et vie de famille… Tandis qu’il se trouve en Angleterre pour Noël chez Wendy (Maggie Smith), la grand-mère de son épouse, son passé refait surface… Ses deux enfants sont mystérieusement enlevés et l’acte est revendiqué par le « Capitaine Crochet ». L’apparition de la fée Clochette (Julia Roberts) permet à Peter de retrouver le chemin du Pays Imaginaire où il avait vécu son enfance. Redevenu Peter Pan avec l’aide de tous les orphelins de cette île perdue, il se prépare à affronter Crochet (Dustin Hoffman) pour délivrer ses enfants.

L’avis de Ciné’xagone ()

En apparence, Hook est un film d’aventures familial qui, plutôt que d’adapter la légende de Peter Pan, s’évertue à en écrire une suite. Devenu adulte, ayant même oublié ses vertes années au Pays imaginaire, Peter « Pan » Banning doit sauver ses enfants des griffes de Crochet… Le canevas a de quoi séduire petits et grands mais le film apparaîtra aussi caricatural aux adultes que merveilleux aux plus jeunes. Fermons donc les yeux sur les facilités scénaristiques… L’éternel conflit parents-enfants des comédies américaines ; la bande de gamins stéréotypée ; le recours obligé à des répliques humoristiques insipides ; la bande-originale convenue de John Williams… Rendons plutôt au monde de l’enfance ce qui lui appartient. Steven Spielberg, passé maître dans le recours aux effets spéciaux, construit un monde parallèle chatoyant, où s’entremêlent toutes les visions fantasmées du jeune âge : vaisseaux de corsaires et arsenal de fortune, batailles de tartes à la crème et cabanes secrètes. Dans cet univers clos, historico-burlesque, la mort n’est pas vraiment prise au sérieux, quand bien même elle finit par survenir.

La bonhomie de Robin Williams sied impeccablement au personnage principal qui, du triste avocat scotché à son téléphone portable (première génération !), se métamorphose au fil des jours en un fougueux Peter Pan. L’acteur, impressionnant Popeye dans le film de Robert Altman, s’épanouie décidément dans les réalisations destinées au jeune public ; Jumanji (Joe Johnston, 1995) le démontrera une nouvelle fois quelques années plus tard. Aux côtés de Williams et d’un Dustin Hoffman puant la classe sous le grimage de l’affreux Crochet, les seconds rôles finissent de convaincre : Julia Roberts offre son sex appeal à la fée Clochette et Bob Hoskins son impayable gueule à Monsieur Mouche.

Avec Hook – cette production roborative entre comédie, aventure et fantastique, ni franchement surprenante ni vraiment décevante – Spielberg se fait encore prestidigitateur. Il doit posséder lui-même un peu de « Peter Pan » pour enchanter cette histoire de pirates et façonner un monde magique qui s’avère, en définitive, le contenant et le contenu.

R.V.H.

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