‘La Cuisine au beurre’

Titre original : La Cuisine au beurre
Pays : France, Italie
Réalisateur : Gilles Grangier
Année de sortie : 1963
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

De retour du Tyrol, où il avait vécu auprès d’une maîtresse depuis la fin de la guerre, Fernand (Fernandel) découvre que le restaurant qu’il tenait à Martigues a changé d’enseigne. Sa carte méditerranéenne a laissé place à de la cuisine normande. Cerise sur le gâteau, le nouveau patron, André (Bourvil), a épousé Christiane (Claire Maurier), l’ex-femme de Fernand qui se pensait veuve. André et Christiane, stupéfaits de constater que Fernand est bien vivant, décident de lui offrir l’hospitalité.

L’avis de Ciné’xagone ()

Ce Jules et Jim truculent au pays de la bouillabaisse est resté dans les mémoires comme l’unique rencontre entre deux des plus grands acteurs comiques français du XXe siècle. Toute la trame du film s’appuie sur la difficile cohabitation entre Christiane et ses deux maris, acculés au combat de coqs. À travers les personnages de Bourvil et Fernandel, que tout oppose – et pas seulement l’art de cuisiner – deux France se font face. Le trop sérieux André, chef travailleur et honnête mais homme naïf, résiste difficilement à l’espièglerie quelque peu féroce de Fernand. Le premier conserve le beau rôle et emporte la sympathie, le second se montre odieux et manipulateur mais domine outrageusement l’affrontement… Au centre du jeu, Claire Maurier donne à Christiane un rôle forcément ambigu, entre l’attachement à son époux de cœur et l’affection pour celui qu’une bizarrerie juridique et la rigueur de l’Église en font le seul légitime…

Le scénario de la Cuisine au beurre souffre d’être un tantinet poussif et relativement clos ; il ne comprend aucune sous-intrigue, seulement différents enjeux tous liés à la même situation. Mais l’on se prend vite de plaisir pour les péripéties menées tambour battant, pour l’irrésistible atmosphère méridionale où baignent ces dernières et pour la gouaille de Fernandel. La mayonnaise prend. D’une plaisante comédie familiale, Gilles Grangier aurait même pu faire un bon film. Il manque pourtant quelques séquences paroxystiques, quelques morceaux de bravoure pour gagner le label de comédie culte.

R.V.H.

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