‘L’Été en pente douce’

Titre original : L’Été en pente douce
Pays : France
Réalisateur : Gérard Krawczyk
Année de sortie : 1987
Genre : Drame
Type : Long-métrage


Résumé

À la mort de leur mère, Stéphane Leheurt, dit « Fane » (Jean-Pierre Bacri), et son frère Maurice, « Mo » (Jacques Villeret), héritent de la demeure familiale, en Haute-Garonne. Fane plaque son boulot pour venir y vivre et s’occuper de Mo, affecté d’un retard mental. Il emmène avec lui Lilas (Pauline Lafont) qu’il vient de retirer des griffes d’un voisin violent. Mais les projets du trio pour la maison sont contrariés par André Voke (Guy Marchand), le propriétaire de la station-service qui jouxte la maison des Leheurt. Voke fait pression pour racheter la propriété et tente de séduire Lilas…

L’avis de Ciné’xagone ()

Dans la chaleur étouffante d’un été provincial, Gérard Krawczyk improvise sur le thème des jalousies petites-bourgeoises. Pourtant, son deuxième long-métrage (après Je hais les acteurs, sorti l’année précédente) est moins une peinture de ce que les relations humaines peuvent avoir de plus mesquin qu’un vrai film d’acteurs.

Le point de départ de toute l’histoire est la fureur de Fane : excédé par les violences conjugales de ses voisins de palier, il se retrouve à échanger la belle Lilas contre… un poulet volé dans le Mammouth qui l’emploie. Absurdité, bassesse et dérision seront bien les maîtres-mots de l’existence de Fane et de son entourage. Jean-Pierre Bacri donne au personnage, bercé de projets modestes, une énergie volcanique et les derniers éclats de sa jeunesse. Jacques Villeret – qui sera douze ans plus tard le formidable « con » de Francis Veber – excelle ici à jouer le touchant Mo au cerveau déficient, un véritable rôle de composition. Quant à la regrettée Pauline Lafont, elle irradie de toute sa sensualité. Lascive et ingénue, Lilas, qui se rêve en Marilyn, sera l’une des causes des querelles villageoises, l’instrument des plans cupides ourdis par l’affreux Voke et l’objet de ses désirs… La tragédie n’est jamais loin.

Même moins fou, même plus pathétique encore, il y a dans cet Été en pente douce un peu du 37°2 le matin de Beineix, sorti quelques mois plus tôt. Krawczyk ne possède pas l’élégance formaliste de son aîné mais il réussit à rendre palpable à travers ses images cet air brûlant, poussiéreux, crasseux, qui irrite les esprits et réveille les sens. À voir.

R.V.H.

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