‘Hibernatus’

Titre original : Hibernatus
Pays : France, Italien
Réalisateur : Édouard Molinaro
Année de sortie : 1969
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

L’industriel Hubert de Tartas (Louis de Funès) apprend avec stupeur que le voyageur retrouvé congelé dans les glaces de l’Arctique à la suite d’un naufrage en 1905 – et miraculeusement ramené à la vie – n’est autre que le grand-père de son épouse Edmée (Claude Gensac). Contrevenant aux prescriptions du professeur Loriebat (Michael Londsdale) qui exige que son aïeul reste entre les mains de la science, Edmée profite de la complicité d’un médecin pour récupérer l’hiberné en phase de réveil (Bernard Alane). Installé dans la demeure des Tartas, aménagée à la mode 1905, celui-ci ne se doute pas qu’il s’est éveillé en 1970 et commence à prendre des initiatives…

L’avis de Ciné’xagone ()

Encouragé par le succès de l’adaptation d’Oscar, la pièce de Claude Magnier, le réalisateur Édouard Molinaro et Louis de Funès ont relevé le défi de transposer au cinéma une œuvre de Jean Bernard-Luc. Malgré l’incongruité de l’idée initiale et un rôle principal taillé sur mesure pour De Funès, Hibernatus tourne immédiatement à vide…

Le film pâtit d’un scénario ni fait ni à faire ; en témoignent sa durée rabougrie (tout juste 78 minutes) autant que sa fin expéditive… Il peine surtout à surprendre et à se défaire d’une agitation permanente d’où le rire est censé fuser. Une agitation qui contamine la mise en scène – excessivement nerveuse – de Molinaro jusqu’à en gâcher les meilleurs aspects (la reconstitution historique dans la villa des Tatras par exemple). Le moment de la révélation à Paul, le « jeune » hiberné, de l’époque à laquelle il s’est réveillé devait être l’apothéose comique du vaudeville. Elle ne rappelle que trop – et trop mal – la folie furieuse du même De Funès dans la salle de sport d’Oscar

Ce n’est pas la présence de Claude Piéplu, celle de Michael Londsdale, ni celle de Bernard Alane (plus convainquant il est vrai dans Mon Oncle Benjamin, le film à venir de Molinaro), mais la prestation charmante de Claude Gensac qui réhausse quelque peu l’attrait d’une comédie fatigante. Peu d’honneur est fait, enfin, à la bande-originale du génial Georges Delerue, dont le plus beau motif n’est que vaguement audible dans quelques scènes privilégiées…

Le temps ne fait rien à l’affaire : à l’instar de son étrange personnage, Hibernatus ne gagne pas à être décongelé à l’époque actuelle…

R.V.H.

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