‘Le Dîner de cons’

Titre original : Le Dîner de cons
Pays : France
Réalisateur : Francis Veber
Année de sortie : 1998
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Tous les mercredis, Pierre Brochant (Thierry Lhermitte), éditeur parisien, participe à des « dîners de cons ». Alors qu’il panique à l’idée de ne pas trouver son con pour le prochain dîner, un ami lui conseille de contacter François Pignon (Jacques Villeret), un fonctionnaire des impôts qui réalise des maquettes avec des allumettes. Brochant est rapidement persuadé d’avoir mis la main sur la perle rare : le con de classe mondiale. Mais un méchant tour de rein consécutif à une partie de golf contrarie ses plans… Contraint d’annuler son dîner au dernier moment, Brochant est vite embarrassé de la présence de Pignon chez lui. Un malheur n’arrivant jamais seul, son épouse Christine (Alexandra Vandernoot) le quitte ce même soir.

L’avis de Ciné’xagone ()

Francis Veber n’est pas un grand réalisateur. Le Dîner de cons, avec ses plans figés et ses maladresses vénielles de montage en témoigne. Francis Veber n’est pas toujours un scénariste bien inspiré : l’apparition mythique d’un « François Pignon » ne rime pas systématiquement avec bonne comédie, comme en ont témoigné postérieurement Le Placard et La Doublure, bien insipides. Le Dîner de Cons apparaît davantage, pourtant, que le plus mémorable des films de Veber, une courte tête devant La Chèvre (1981). Il représente un sommet de l’humour français au cinéma et la plus brillante performance à l’écran – après l’avoir été sur la scène – du regretté Jacques Villeret.

Il est heureux que le portrait cinglant – mais exquis – de la bourgeoisie parisienne, à travers le personnage de Brochant, n’ouvre pas les vannes à un sentimentalisme facile envers le brave « con », objet d’un divertissement hebdomadaire de mauvais aloi. Le spectateur, réjouit par chaque réplique, n’éprouve guère de pitié pour le pauvre Pignon, ses maquettes d’allumettes et son incommensurable balourdise. La force des dialogues et l’enchaînement des bévues alimentent un rire permanent. La mécanique humoristique fonctionne ici à plein régime.

Est-ce un désaveu pour l’art cinématographique en matière comique ? Se régaler avec Le Dîner de cons finirait par convaincre qu’il n’y a guère plus hilarant dans les salles sombres qu’une bonne pièce de théâtre loyalement adaptée ; le revisionnage de La Cage aux Folles ou du Père Noël est une ordure, à titre d’exemples, ne devrait pas contrarier ce sentiment.

R.V.H.

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