‘Minuit à Paris’

Titre original : Midnight in Paris
Pays : États-Unis
Réalisateur : Woody Allen
Année de sortie : 2011
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage


Résumé

En voyage dans la capitale française avec sa fiancée Inez (Rachel McAdams) et ses beaux-parents, Gil (Owen Wilson), un scénariste de cinéma américain qui rêve de devenir écrivain, vit une étrange expérience… Tandis qu’il erre solitaire dans les rues de Paris, il est invité à monter dans une vieille Peugeot qui l’entraîne dans une fête au cœur des années 1920. Il y rencontre Francis Scott et Zelda Fitzgerald, Ernest Hemingway, Cole Porter, Gertrude Stein et la ravissante Adriana (Marion Cotillard), muse de Pablo Picasso, dont il tombe amoureux.

L’avis de Ciné’xagone ()

Tout commence par cinq minutes d’images filmées de Paris, en musique. Photographies ultra-convenues : les Champs-Élysées au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit ; la Tour Eiffel, l’opéra, le Grand palais, le Louvre, la Concorde… Puis débarque dans la ville lumière le couple allenien typique : des bourgeois cultivés mais agités de doutes, avec en ligne de mire l’adultère prévisible. Parfois, mais parfois seulement (dans la scène au musée de l’Orangerie par exemple), le psychodrame familial accouche de quelques répliques savoureuses. L’essentiel n’était cependant pas d’amuser mais d’enchanter. Pour le réalisateur, la grande idée du film consiste à raviver dans la ville du XXIe siècle un peu du Paris des années folles.

À la manière de Cendrillon, le personnage principal, Gil, pénètre dans un conte de fées lorsque résonnent les douze coups de minuit… Assez subtilement, par des jeux d’éclairages, d’accessoires et de costumes, Woody Allen parvient à restituer l’illusion d’un Paris replongé un siècle en arrière. Le charme est près d’opérer. Las ! À la séduction visuelle répond un défilé lassant de portraits convenus. Le moindre dancing, le plus secret appartement, le premier café accueillant abonde en génies du passé, de T.S. Elliot à Joséphine Baker. Une succession sans queue ni tête de guest stars défuntes remplit le contenu des soirées fantastiques de Gil et, peu ou prou, le scénario du film. L’avatar de Salvador Daly (interprété par Adrien Brody), affublé d’une ridicule obsession des rhinocéros, décroche dans cette galerie de clichés le pompon de la caricature.

Il fallait beaucoup de complaisance à l’égard de Woody Allen et un soupçon d’immodestie parisianiste pour voir dans Minuit à Paris un chef d’œuvre. Il s’agirait plutôt d’un exercice de style manqué.

R.V.H.

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