‘La plus belle soirée de ma vie’

Titre original : La Più bella serata della mia vita
Pays : Italie
Réalisateur : Ettore Scola
Année de sortie : 1972
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage


Résumé

Alfredo Rossi, dit « le docteur » (Alberto Sordi), tombe en panne de voiture sur une petite route de montagne suisse. L’homme d’affaires est conduit par un paysan jusqu’à la demeure la plus proche : un château appartenant au comte de la Brunetière (Pierre Brasseur). Celui-ci convie Rossi à partager un repas et à loger au château pour la nuit. Mais Rossi devient le jouet de Brunetière et de ses amis, le procureur Zorn (Michel Simon), le juge Dutz (Charles Vanel) et le greffier Buisson (Claude Dauphin) qui mettent en scène son procès pénal.

L’avis de Ciné’xagone ()

À la plus belle soirée de la vie du docteur Rossi précède une journée ordinaire dans une cité helvétique… Le boucan mécanique couvre à peine la musique psychédélique et l’atmosphère fleure bon l’argent décomplexé et la libération sexuelle. Les années 1970 clinquantes. Changement de ton et de décors dans l’intimidant château de la Brunetière… Ettore Scola fait basculer son histoire dans le cadre intemporel d’un vieux domaine médiéval providentiellement érigé sur la route de l’infortuné docteur. Durant une heure trente, le réalisateur italien va souffler le chaud et le froid avec maestria ; ni l’invité inattendu, ni le spectateur ne peut déterminer si cette étrange dîner aux chandelles relève du jeu sordide ou du guet-append meurtrier.

Les vénérables Simon, Vanel, Dauphin et Brasseur constituent l’excellente cour qui siège au château et cette distribution n’est pas neutre. Leurs visages, parce que familiers, n’en sont que plus effrayants en ces circonstances. Au diable la joute juridique de façade : le procès fait à Rossi, escroc aussi futile que sympathique, est une exploration psychologique vicieuse, une pénétration ravageuse dans la vie de l’accusé. Son destin dépendra du verdict prononcé au terme des échanges d’arguments, si denses entre deux rebondissements que le film en devient trop bavard…

Quoique visuellement très attrayant, La plus belle soirée de ma vie n’est sans doute pas le magnum opus d’Ettore Scola. Le scénario et le tournage, bouleversés par la mort de Pierre Brasseur, conduisent à un dénouement bizarroïde, lequel appuie le caractère largement absurde de l’œuvre mais ne satisfera pas ceux qui espéraient une issue franche.

R.V.H.

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