‘Madame Doubtfire’

Titre original : Mrs. Doubtfire
Pays : États-Unis
Réalisateur : Chris Columbus
Année de sortie : 1993
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Le jour même où il perd son travail, Daniel Hillard (Robin Williams), un doubleur de cartoons, organise pour son fils une fête d’anniversaire un peu trop bruyante… Excédée, son épouse Miranda (Sally Field) demande le divorce. Elle obtient du juge la garde de leurs trois enfants. Daniel, désemparé de ne bénéficier que d’un droit de visite hebdomadaire, trouve alors une combine. Il répond à l’offre d’emploi d’une femme de ménage et de garde d’enfants postée par Miranda en se faisant passer pour une vieille dame : Madame Doubtfire. Vite démasqué par ses enfants, Daniel continue pourtant de jouer son personnage auprès de Miranda ; il espère par ce biais l’empêcher de nouer une liaison avec un prétendant, le beau Stuart (Pierce Brosnan).

L’avis de Ciné’xagone ()

Connu au début des années 1990 pour avoir été scénariste des Grimlins (Joe Dante, 1984) et réalisateur des très ludiques Maman et j’ai raté l’avion et sa suite (1990, 1992), Chris Columbus réunit les ingrédients qui font communément le sel des comédies américaines : une rupture familiale, des situations loufoques, une histoire d’amour bancale et une petite dose de morale avec, pour trame de fond, la société du spectacle.

Malgré tout le talent du regretté Robin Williams, Madame Doubtfire ne s’élève jamais de son magma de balourdises. Pas plus que n’émeuvent les déboires conjugaux de Daniel, les contorsions de son double féminin ne conduisent à rire aux éclats. Tout y est forcé : l’enchaînement des péripéties s’avère absurde quant il n’est pas téléphoné. La scène du restaurant – dans laquelle Mme Doubtfire jongle entre deux costumes et deux rôles (celui de Daniel qui doit convaincre son patron de lui laisser les rênes d’une émission pour enfants et celui de la mégère qui tente d’humilier son adversaire Stuart) – devait être le point d’orgue de cette comédie ; elle devient l’apex du grotesque.

Faut-il absoudre la pauvreté du scénario et ses personnages caricaturaux parce que l’idée originale, celle du travestissement du père pour retrouver femme et enfants, est touchante ? Difficile de répondre par l’affirmative dans le cas de Madame Doubtfire.

R.V.H.

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