‘Le Locataire’

Titre original : Le Locataire
Pays : France
Réalisateur : Roman Polanski
Année de sortie : 1976
Genre : Thriller
Type : Long-métrage


Résumé

À la recherche d’un logement à Paris, Trelkovsky (Roman Polanski) loue l’appartement de Simone Choule, une jeune femme qui s’est suicidée en se défenestrant. Mais le nouveau locataire se heurte à l’intransigeance de ses voisins et à leur étrangeté. Peu à peu, il s’identifie à Simone Choule et sombre dans la paranoïa.

L’avis de Ciné’xagone ()

La filmographie de Roman Polanski mélange les genres et les trames mais, sous une forme ou sous une autre, l’angoisse est le trait d’union de toutes ses créations. Le Locataire, un petit film tourné entre deux œuvres majeures que sont Chinatown et Tess, décline à nouveau le thème de la folie confinée dans l’espace familier d’un appartement urbain. Il manque pourtant à ce thriller plaisant la puissance visuelle de Répulsion et l’ambiguïté narrative de Rosemary’s Baby. La folie de Trelkovsky se nourrit du comportement curieux d’un voisinage antipathique mais elle ne dissimule pas, à l’évidence, de conspiration infernale. Polanski laisse traîner les indices les plus anodins (des publicités dans Paris déformées par les obsessions du personnage par exemple) pour alimenter la paranoïa et renforcer ce sentiment général d’insécurité qui envahit aussi le spectateur.

Malgré un casting prometteur (Isabelle Adjani, Shelley Winters, Claude Dauphin, et l’apparition de plusieurs membres du Splendid et du Café de la Gare…), l’interprétation n’impressionne ni ne convainc. Roman Polanski campe assez bien le jeune actif timide mais inexpressif, il ne parvient pas à faire de Trelkovsky ce grand psychotique qu’il aurait pu être, loin par exemple de la prestation d’Anthony Perkins dans le Psychose d’Alfred Hitchcock.

Le Locataire compte paradoxalement parmi les films les plus divertissants de son auteur… Faire naître la peur d’un environnement ordinaire, du caractère humain dans sa facette la plus mesquine et de la passion banale d’une défunte (les nombreuses allusions aux rituels funéraires de l’Égypte antique, domaine d’étude de la suicidée Simone Choule) reste sa plus grande réussite.

R.V.H.

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