‘OSS 117, Le Caire : nid d’espions’

Titre original : OSS 117, Le Caire : nid d’espions
Pays : France
Réalisateur : Michel Hazanavicius
Année de sortie : 2006
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

1955. Hubert Bonnisseur de La Bath (Jean Dujardin), alias OSS 117, agent des services secrets français, est envoyé en mission en Égypte, sur les traces de l’agent OSS 283 Jack Jefferson (Philippe Lefebvre), mystérieusement disparu quelques semaines plus tôt. Au Caire, il doit se montrer prudent tant les espions sont nombreux et les complots omniprésents. Alors qu’il pense pouvoir compter sur l’aide discrète de la belle Larmina (Bérénice Bejo), il découvre que la jeune femme appartient à la secte islamiste des Aigles de Khéops et lui a tendu un piège…

L’avis de Ciné’xagone ()

En parodiant les exploits d’un agent secret bien connu du grand public, Michel Hazanavicius s’aventure sur les pas de Jay Roach, réalisateur de la trilogie à succès Austin Power (1997-2002). Moins coloré peut-être mais plus inspiré sans doute que son devancier américain, le film d’Hazanavicius joue habilement des codes du genre policier, jusqu’à pasticher les génériques façon Saul Bass et moquer, subtil, l’artificialité des séquences embarquées en véhicule affublées de mauvais transparents. Tout est prétexte à détournement : les flash-back pseudo-sentimentaux d’OSS 117 et de son compère Jack, l’ubiquité inquiétante d’un indicateur qui se révèle d’une parfaite innocuité, la vénération délicieusement désuète du président René Coty et bien sûr le profil de séducteur-collant du héros, qui abandonne en crédibilité ce qu’il gagne en loufoque.

Parfaitement formé à l’incarnation d’un personnage décalé, égotique et ridicule (derrière Hubert Bonnier de La Bath, Brice de Nice n’est pas loin…) Jean Dujardin est sans reproche. Et qu’aurait à envier aux plus belles James Bond girls la délicieuse Bérénice Bejo, l’atout-charme d’OSS ? Dès lors, les quelques lourdeurs scénaristiques paraissent bien dérisoires, d’autant plus que les moyens nécessaires ont été fournis pour réussir ce qui n’est en apparence qu’une parodie décontractante. Visuellement bluffant, indéniablement drôle, cet OSS 117 nouveau cru apporte un peu de sang neuf dans une époque où le film comique français recommençait à ronronner. Bravo !

R.V.H.

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