‘On n’est pas sorti de l’auberge’

Titre original : On n’est pas sorti de l’auberge
Pays : France
Réalisateur : Max Pecas
Année de sortie : 1982
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Intéressé par le rachat d’une auberge dans un coin de campagne d’Île-de-France, un homme d’affaires (Yves Massard) visite les lieux, tenus par le chef cuisinier Félix (Jean Lefebvre) et son épouse frivole (Bernadette Lafont). Pour convaincre l’acheteur potentiel, Félix demande à un comédien rencontré par hasard (Georges Beller) de plébisciter la cuisine et le confort de l’établissement. Mais l’un et l’autre découvrent vite que l’auberge est un hôtel libertin où se retrouvent les couples adultères.

L’avis de Ciné’xagone ()

Le grand drame de Max Pecas est de savoir identifier tous les éléments qui permettraient de concevoir une honnête comédie franchouillarde mais d’échouer dramatiquement à assembler les pièces du puzzle… On n’est pas sorti de l’auberge en apporte la preuve accablante. Tout part d’un casting de relativement bon aloi. Jean Lefebvre, Pierre Doris, Jackie Sardou, Bernadette Lafont ou Henri Guybet ne sont pas les pires seconds couteaux sur le marché des acteurs de l’époque, tant s’en faut. S’y greffe une volonté évidente de mélanger toutes les traditions de l’humour français (burlesque, comique de situation et quiproquos, répliques ciselées et jusqu’à un certain érotisme devenu tendance dans les années 1970 avec Les Valseuses et Les Bronzès). Peine perdue, Pecas manque totalement son coup et livre à la consternation du public un navet de grand cru.

Le ratage est d’autant plus pathétique qu’il est sans dissimulation. Ne trompent personne ni le scénario – dont l’écriture paraît suspendue une fois l’ensemble des protagonistes réunis dans l’infamante auberge – ni les dialogues, d’où saillent quelques velléités d’audiardisme discount dans les seules premières minutes, mais Jacques Vilfrid ne peut tenir la distance… Mal dirigés, les acteurs s’abandonnent à des gesticulations sans spontanéité et le film sombre dans ce que le vaudeville peut avoir de plus trivial. L’atmosphère guillerette et canaille ballonne un ensemble qui n’en sonne pas moins creux. Le charme explosif d’Olivia Dutron et de Corinne Lahaye console à peine de quatre-vingt-dix minutes éprouvantes, passées à tourner en rond dans une relais de province désuet.

R.V.H.

‘Fantômas contre Scotland Yard’

Titre original : Fantômas contre Scotland Yard
Pays : France, Italie
Réalisateur : André Hunebelle
Année de sortie : 1967
Genre : Comédie policière
Type : Long-métrage


Résumé

Dans son grand château du fond de l’Écosse, Lord Edward MacRashley (Jean-Roger Caussimon) est victime d’un chantage du redoutable Fantômas. Le malfaiteur diabolique veut extorquer les plus grandes fortunes mondiales en leur infligeant un « impôt sur le droit de vivre ». Le journaliste Fandor et sa campagne Hélène (Jean Marais, Mylène Demongeot) ainsi que le commissaire Juve (Louis de Funès), ennemis jurés de Fantômas, le rejoignent outre-manche pour tenter, une fois encore, de mettre fin à ses agissements.

L’avis de Ciné’xagone ()

Le troisième volet de la série comico-policière Fantômas d’André Hunebelle était-il celui de trop ? Assurément. Bien que le dépaysement de l’histoire au cœur des highlands et ses donjons hantés ne manque pas d’attrait sur le papier, de nombreuses absurdités minent le scénario. Le voyage au pays des fantômes et des monstres lacustres se termine en huis clos dans les décors d’un studio francilien et entre les murs d’un château de Gironde. Dans cet épisode où Jean Marais apparaît plus en retrait encore que lors du précédent volet, les deux têtes d’affiche sont de fait Louis de Funès et surtout Jean-Roger Caussimon, parfait lord écossais, empesé et taciturne.

En l’absence de réelle intrigue, les personnages subissent les événements et, rouillé jusqu’au point de rupture, le ressort comique prend appui sur les quelques événements « surnaturels » (grotesques…) dont Juve est le témoin fiévreux. Autant dire que, très vite, l’histoire tourne à vide. Plus surprenant, André Hunebelle, que l’on a connu plus soigneux, rend ici une copie bâclée. La qualité aléatoire de la photographie, le montage sans rigueur et même la faiblesse des scènes d’action ou de cascade censées mettre en valeur Jean Marais impressionnent négativement. Fantômas, le criminel masqué, triomphe une fois encore, échappant à ses poursuivants. Par bonheur, on ne le reverra plus sur les écrans.

R.V.H.

‘The Room’

Titre original : The Room
Pays : États-Unis
Réalisateur : Tommy Wiseau
Année de sortie : 2003
Genre : Drame
Type : Long-métrage


Résumé

Un mois avant son mariage, Lisa (Juliette Danielle) prend conscience qu’elle n’aime plus son fiancé Johnny (Tommy Wiseau). La jeune femme lui préfère son meilleur ami Mark (Greg Sestero) mais ne sait comment résoudre son dilemme.

L’avis de Ciné’xagone ()

Tourné, produit et diffusé confidentiellement en Californie, The Room a acquis au fil du temps une notoriété infamante. Sans aller jusqu’à prétendre qu’il s’agit du pire film de l’histoire du cinéma, ce drame affligeant se révèle en effet un ratage intégral. Il faut dire que Tommy Wiseau, obscur acteur de théâtre cumulant pour l’occasion les casquettes de scénariste, producteur et réalisateur, ne s’épargne aucune faute de goût.

La vacuité du scénario – maladroitement meublé par les mésaventures sans intérêt de l’adolescent Denny – et des lignes de dialogue répétitives, rédigées avec 200 mots de vocabulaire, n’aident pas franchement les acteurs (amateurs) à incarner des personnages crédibles. Effroyablement mal interprété, bourré d’erreurs de script, de maladresses de montage, d’effets esthétiques lourdingues (les scènes d’amour physique sont toutes filmées exactement de la même manière) voire de plans d’ensemble sans pertinence, The Room en devient hilarant à son insu.

Il serait trop long d’énumérer tous les éléments qui rendent le film proprement indéfendable. Surtout quand on sait que Wiseau partait d’un budget honorable de 6 millions de dollars… Ce nanar de premier choix pourra au moins servir de maître-étalon de la médiocrité dans le cinéma du XXIe siècle.

R.V.H.

‘Le Monde Perdu : Jurassic Parc’

Titre original : The Lost World – Jurassic Park
Pays : États-Unis
Réalisateur : Steven Spielberg
Année de sortie : 1997
Genre : Science-fiction
Type : Long-métrage


Résumé

Quatre années se sont écoulées depuis le week-end inaugural tragique à Jurassic Park… Sur l’île Sorna, « site B » où ils étaient mis au monde, les dinosaures ont pu proliférer à l’état sauvage. Le fondateur de Jurassic Parc John Hammond (Richard Attenborough) cherche à préserver « ses » créatures de la rapacité de l’entreprise InGen qui envisage de les capturer pour créer un parc sur le continent. Hammond charge donc une petite équipe de se rendre à Sorna pour y constituer un dossier-photos destiné à sensibiliser l’opinion publique. Le professeur Ian Malcom (Jeff Goldblum) et sa compagne la paléontologue Sarah Harding (Julianne Moore) en font partie. Mais à leur arrivée, ils découvrent que Kelly (Vanessa Lee Chester), la fille adolescente de Malcom, les a accompagnés à leur insu. Pour ne rien arranger, la cohabitation avec les dinosaures et les chasseurs délégués par InGen se passe particulièrement mal…

L’avis de Ciné’xagone ()

Pouvait-on imaginer pire suite à l’excellent Jurassic Park, l’événement cinéma de l’année 1993 ? Steven Spielberg a souhaité produire une adaptation très spectaculaire du roman The Lost World de Crichton, adaptation pour tout dire exclusivement commerciale scénarisée par David Koepp. Bien loin de la mesure et d’une certaine poésie qui caractérisaient le film précédent, Le Monde Perdu accumule les clichés les plus effroyables du film-catastrophe. Les protagonistes sont livrés à eux-mêmes sur l’île aux dinosaures et cette configuration dangereuse tient lieu de scénario. L’embrouille autour du projet de l’entreprise InGen n’est que le prétexte à une nouvelle confrontation entre l’homme-démiurge et la créature féroce ressuscitée. En témoigne la multiplication des scènes cauchemardesques sous un déluge nocturne, étirées à n’en plus finir (cf. l’attaque des caravanes, précipitées au-dessus de la falaise par les deux tyrannosaures). Le ridicule absolu est atteint dans la dernière partie du film avec l’arrivée par bateau du T-Rex dans la ville de San Diego.

Avec Le Monde Perdu, Spielberg apporte hélas la confirmation de son irrégularité d’auteur, capable de tutoyer les cimes (La Couleur Pourpre, 1985 ; La Liste de Schindler, 1993 pour ne citer qu’eux) comme de s’égarer dans le blockbuster nanardesque. Ici, la minceur des personnages (même le professeur qu’interprète Ian Malcom se révèle bien plus fade que dans le premier opus), les failles du scénario (plusieurs incohérences et faits inexpliqués, l’action est clairement privilégiée sur la pertinence), la pauvreté même des répliques (faibles tentatives d’humour noir) et, plus surprenant, la dégradation de la qualité visuelle des dinosaures par rapport au film de 1993 ruinent ce que l’œuvre originelle de Michael Crichton pouvait avoir d’intelligent et de réellement touchant.

R.V.H.

‘Le Gendarme et les Extra-terrestres’

Titre original : Le Gendarme et les Extra-terrestres
Pays : France
Réalisateur : Jean Girault
Année de sortie : 1979
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Panique à Saint-Tropez ! Le gendarme Beaupied (Maurice Risch) dit avoir aperçu une soucoupe volante près d’une route des environs. Tous ses collègues de la brigade le tournent en dérision jusqu’à ce que le maréchal des logis-chef Cruchot (Louis de Funès) tombe lui aussi nez à nez avec l’engin spatial. Les êtres venus d’ailleurs prennent l’apparence des humains et menacent la civilisation. Heureusement, l’adjudant Gerber (Michel Galabru) découvre leur talon d’Achille : ils rouillent car leur squelette est de fer !

L’avis de Ciné’xagone ()

Huit ans après Le Gendarme en Balade qui narrait la mise à la retraite (provisoire) de la brigade de Saint-Tropez, Jean Girault, son acteur fétiche Louis de Funès et le scénariste Jacques Vilfrid concoctent une nouvelle aventure trempée de science-fiction… Cet avant-dernier volet marque une rupture assez nette dans la série, ne serait-ce qu’en raison des bouleversements dans la distribution. Jean Lefebvre, Christian Marin et leurs personnages respectifs disparaissent au profit de Maurice Risch et Jean-Pierre Rambal (les nouveaux gendarmes Beaupied et Taupin) ; Claude Gensac n’est pas à l’affiche non plus, remplacée par Maria Mauban, néanmoins convaincante, dans le rôle de Josepha. Toujours composée par Raymond Lefebvre, la bande-originale du film mêle un premier thème proche de l’univers des films (celui du générique, assez comparable au travail effectué pour Le Gendarme se Marie) avec un second, destiné à instiller une atmosphère paranormale et annonciateur évident de la partition de La Soupe aux Choux (1981).

Dans leur tentative de renouvellement des aspects comiques de la série, les auteurs subissent un échec. Certes, l’effet de mode qui portait alors la science-fiction – voir le succès de Rencontres du Troisième Type (Spielberg, 1977) – se prêtait aisément aux adaptations humoristiques. Mais Girault et Vilfrid usent jusqu’à la corde les situations de confusion humains/extraterrestres. D’autre part, Cruchot et ses comparses doivent composer avec les mauvais aspects de la société de consommation surmédiatisée, dans une séquence tellement grotesque qu’elle en perd tout aspect satirique. La grande faiblesse des dialogues (gênante pour les acteurs eux-mêmes, c’est dire !) n’est pas relevée par l’originalité médiocre des gags, la plupart déjà pompés sur les épisodes précédents du Gendarme : scènes de confusion parmi les vacanciers, recours au déguisement pour échapper au danger, course folle en voiture (la légendaire 2 CV de Sœur Clothilde…), surmenage et accès de folie des protagonistes (grimaces, lapsus ridicules), multiples quiproquos…

Les sympathiques retrouvailles entre le public et la maréchaussée tropézienne virent au malaise. Reste à sauver ce qui doit l’être : l’excellente interprétation de Michel Galabru, ici au-dessus du lot.

R.V.H.

‘Welcome to New York’

Titre original : Welcome to New York
Pays : France, États-Unis
Réalisateur : Abel Ferrara
Année de sortie : 2014
Genre : Drame
Type : Long-métrage


Résumé

Directeur du Fonds Monétaire International, le français Devereaux (Gérard Depardieu) est accro au sexe. Dans un grand hôtel newyorkais où il séjourne, il est dérangé par une femme de ménage alors qu’il sort de sa douche. Devereaux agresse sexuellement la jeune femme. Quelques heures plus tard, alors qu’il s’apprête à prendre l’avion pour Paris, il est interpellé par la police fédérale. Débute pour lui une descende aux enfers judiciaires et la ruine de sa carrière.

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Abel Ferrara a souhaité réaliser un film sur « l’affaire DSK » deux ans seulement après les faits. Si ce n’est la modification des noms des protagonistes – pour ceux qui en portent ; la plupart des personnages ne sont pas nommés – tout a été calqué sur les éléments établis, relatés ou fantasmés de cette affaire judiciaire aux répercutions internationales. Dire que le projet a attiré des réticences est un doux euphémisme… Malgré les difficultés à trouver des financements, Ferrara a maintenu le tournage et débauché Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset pour incarner le pseudo couple Strauss-Kahn/Sinclair, brisé par l’événement du Sofitel.

Présenté par provocation en même temps que le festival de Cannes 2014, Welcome to New York n’a jamais été mis à l’affiche des salles obscures, se contentant d’une diffusion par téléchargement VOD. Un film maudit ? Pas vraiment. Un film qui dérange ? Un peu. Un film raté ? Assurément ! Il faut se pincer pour ne pas croire à la mauvaise plaisanterie… La qualité de l’œuvre oscille entre reconstitution documentaire à petit budget et téléfilm de mauvais genre. Tout y est filmé de la même manière, platement, dans des décors sinistres, sans une note de musique. Les scènes de sexe crues alternent avec des dialogues insipides, interminables. Même les passages de dispute du couple Devereaux ne dégagent aucune émotion. Le vide est sidéral.

Aucun n’effort de construction scénaristique n’a été fourni pour passer de la simple reproduction en images d’un fait divers ultra-médiatisé à un drame psychologique et/ou politique un tant soit peu épais… On y suit donc l’affaire Devereaux à partir des heures qui précèdent le viol (scènes de débauche à l’hôtel) jusqu’aux jours qui le suivent (interpellation, garde à vue, libération sous caution, confinement en résidence surveillée). Au bout d’une heure et vingt minutes de film, puisque tout semble avoir été dit, Ferrara place deux flash-back sans intérêt pour l’histoire (une liaison ancienne de Devereaux et une agression sexuelle qui s’inspire de l’affaire Tristane Banon) agrémentés d’un monologue de psychologie à deux dollars… Que vient faire Gérard Depardieu dans cette galère ? Incarner le double de Dominique Strauss-Kahn qu’il « n’aime pas », déclare-t-il dans le court extrait d’interview glissé avant le générique. Sa prestation impudique est certainement la seule composante convaincante de ce triste film. Et encore.

R.V.H.

‘Les Bronzés 3 – Amis pour la vie’

Titre original : Les Bronzés 3 – Amis pour la vie
Pays : France
Réalisateur : Patrice Leconte
Année de sortie : 2006
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Chaque été, Popeye (Thierry Lhermitte) convie ses amis et associés dans le complexe hôtelier Prunus Resort qu’il dirige en Sardaigne. Mais la gestion lamentable de ce centre luxueux crée bien des tensions entre son épouse (Ornella Muti) et lui. Cette année, tous les anciens complices de Côte d’Ivoire et de Val d’Isère se retrouvent au grand complet : Jérôme (Christian Clavier) ruiné et dépressif, Bernard et Nathalie (Gérard Jugnot, Josiane Balasko), ainsi que la surprenante Gigi (Marie-Anne Chazel) et ses seins siliconés, escortée par son nouvel amant qui n’est autre que… Jean-Claude Dus (Michel Blanc). L’arrivé à l’hôtel de Christiane (Dominique Lavanant), la victime rancunière d’une opération de chirurgie esthétique manquée de Jérôme, coïncide avec une série de troubles des plus surprenants.

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Personne ne s’est jamais soucié de savoir si, au fond, les deux premiers épisodes des Bronzés étaient de bons films. Au sens artistique, probablement que non mais qu’importe : leur charme, leur simplicité et le talent de leurs joyeux interprètes en ont fait des œuvres culte et vouées au pinacle de la comédie à la française. Mais le temps nous a tous énormément vieillis et Gigi, Jérôme, Popeye, Bernard et les autres, vingt-sept ans après leurs ultimes frasques sur les pentes glissantes de Val D’Isère, n’ont hélas pas échappé à la règle. Qu’attendait-on des Bronzés 3 ? Sans doute une production dans la lignée des précédentes, un humour naturel qui rejaillirait du bonheur des retrouvailles, sans prétention ni excès, comme une saine émulation… Patrice Leconte et ses saltimbanques nous ont livré tout le contraire. Personne n’y retrouvera l’esprit de leurs premières aventures ; tout y est grotesque : les personnages ne s’aiment plus mais, pis, ne font rien pour se faire aimer du public. Gigi et son silicone, Dus douteusement américanisé et cette pauvre Christiane, défigurée et mystique détiennent la palme absolue du ridicule. Les gags s’apparentent plus que jamais à des pétards mouillés et les saillis dans les dialogues se font inexistantes. Mal filmée, affublée d’une bande originale à visée purement commerciale, l’œuvre entière devient rapidement indigeste.

Le tournage des Bronzés 3 a été entouré de silence, le secret de l’intrigue (un bien grand mot) scrupuleusement gardé ; le public français était en droit d’attendre mieux, tout portait à croire que la magie serait là, à nouveau, planant au-dessus des six compagnons devenus en trois décennies des stars du cinéma français. Il n’en fut rien. Mais le plus sévère des constats, le plus pathétique aussi, c’est que ce baroud d’honneur à la noix en vient à dégrader l’image des Bronzés toute entière ; adieu les jeunes personnages survoltés des seventies, adieu aussi l’espoir d’une maturité jamais atteinte : laissons la place à une troupe de vieilles gloires sur le déclin, tout autant sinistres que vulgaires.

R.V.H.