‘L’adorable voisine’

Titre original : Bell, Book and Candle
Pays : États-Unis
Réalisateur : Richard Quine
Année de sortie : 1958
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Alors qu’il s’apprête à épouser sa fiancée Merle, l’éditeur Shep Henderson (James Stewart) fait la connaissance de sa voisine du dessous, Gillian Halroyd, une blonde mystérieuse (Kim Novak). Shep est attiré à son insu par Gillian, qui use sur lui de pouvoirs secrets de sorcellerie. Mais la rencontre de l’heureux amant avec l’écrivain Redlich (Ernie Kovacs), un spécialiste de la magie, trouble le jeu discret de Gillian. Redlich révèle que sorciers et sorcières sont partout et qu’ils se réunissent à New York au club Zodiaque… où Gillian et ses amis (Jack Lemmon, Elsa Lanchester) ont précisément leurs habitudes…

L’avis de Ciné’xagone (Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour )

Quelques mois après leur réunion à l’écran dans le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock Sueurs Froides, Kim Novak et James Stewart se retrouvent dans une comédie romantico-fantastique devenue un classique hollywoodien. Malgré le raffinement qu’il faut concéder à la mise en scène de Richard Quine, ce Bell, Book and Candle (sorti en France sous le titre moins inspiré de L’Adorable Voisine) tourne à vide. Tout se déroule comme si l’histoire n’avait plus rien à offrir au bout d’une demi-heure : la sorcière Gillian jette son dévolu sur son élégant voisin qui lui tombe dans les bras aux premières heures de Noël. Reste au spectateur à attendre patiemment que Shep confonde Gil, ce qui paraît absolument certain. Seules les conséquences à venir préservent un suspense tout relatif… Pour éviter l’ennui, tant James Stewart que Kim Novak, tant Ernie Kovacs que Jack Lemmon surjouent, et échouent à élever le film au-delà de la farce plaisante.

Quelques passages amusants ponctuent un divertissement dans l’ensemble atone, qui ne s’épargne pas même les clichés éculés (ex. : la séquence au cours de laquelle Shep est « désenchanté » par une sorcière vétérane qui lui concocte une potion magique). L’Adorable Voisine aurait-elle peut-être mal vieilli ? Il faut répondre par la négative. Le passage du temps n’explique pas fragilité intrinsèque du scénario. Quant aux rares effets spéciaux déployés, ils restent visuellement très acceptables et ajoutent même une once de poésie à cette romance poussive.

R.V.H.

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