‘L’Aile ou la Cuisse’

Titre original : L’Aile ou la Cuisse
Pays : France
Réalisateur : Claude Zidi
Année de sortie : 1976
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Quelques jours avant la sortie du guide gastronomique qui a fait sa renommée, Charles Duchemin (Louis de Funès) apprend qu’un industriel spécialisé dans la restauration collective, Jacques Tricatel (Julien Guiomar) s’apprête à racheter des établissements potentiellement étoilés. Duchemin doit faire face simultanément au défi lancé par Tricatel et à sa propre succession. Son fils Gérard (Coluche) doit en effet reprendre la direction du Guide Duchemin mais son goût pour les arts du cirque l’en détourne.

L’avis de Ciné’xagone ()

L’Aile ou la Cuisse marque un ultime tournant dans la carrière de Louis de Funès, affaibli après un double infarctus survenu en 1975, alors qu’il s’apprêtait à tourner une cinquième fois avec Gérard Oury. Désormais considéré avec méfiance par les assureurs et les producteurs, l’acteur parvient néanmoins à revenir à l’affiche grâce à Claude Zidi, dont la réputation d’auteur de comédies populaires était déjà établie (Les Bidasses en folie, Le Grand Bazar…).

Le film suscite la curiosité pour la rencontre entre De Funès et le jeune Coluche, vedette montante du café-théâtre et de l’écran. Le duo fonctionne mais il ne s’en dégage ni l’émulation ni la complémentarité qui avaient caractérisé, une décennie plus tôt, le couple Bourvil/De Funès. Preuve peut-être de ce manque de plus-value, la seconde partie du film – qui montre la « tournée » dans les restaurants de province effectuée par les Duchemin père et fils, puis la préparation de l’émission contre Tricatel avec la fameuse visite de l’usine – est à peine plus attrayante que la première partie, davantage centrée sur le personnage de Charles Duchemin dans ses activités quotidiennes.

Le soin apporté à la distribution, avec des personnages secondaires à fort caractère (Julien Guiomar en parfait « méchant », Raymond Buissière en chauffeur guindé, Philippe Bouvard dans son propre rôle…) ainsi que la dénonciation de la malbouffe sous l’effet de l’industrialisation de la filière alimentaire sont à mettre au crédit de Zidi. Ce dernier a pu, de surcroît, s’assurer les services du compositeur Vladimir Cosma, dont la facilité à produire des bandes-originales mémorables se trouve ici confirmée.

Aussi sympathique soit-il, L’Aile ou la Cuisse ne renouvelle pas le genre comique. Avec le recul et les innombrables rediffusions, une certaine fadeur se dégage de cette ode légère à la gastronomie française.

R.V.H.

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