‘La Grande Vadrouille’

Titre original : La Grande Vadrouille
Pays : France, Royaume-Uni
Réalisateur : Gérard Oury
Année de sortie : 1966
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

Pendant l’occupation allemande de la France, un appareil de la RAF est touché par des tirs de DCA et son équipage contraint de sauter en parachute au-dessus de Paris. L’un des aviateurs échoue sur le toit de l’opéra où répète le chef d’orchestre Stanislas Lefort (Louis de Funès), un autre échappe aux Allemands grâce à l’aide du bon Auguste Bouvet, peintre en bâtiment (Bourvil), et le troisième, « Big-Moustache » (Terry-Thomas), ayant atterri dans un zoo, est recueilli par le gardien (Henri Génès). Malgré le danger, forcés par les événements, Bouvet et Lefort viennent en aide aux Anglais pour qu’ils gagnent la zone libre. Mais la route est semée d’embûches, et les deux hommes ne sont pas au bout de leurs surprises…

L’avis de Ciné’xagone (Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour Résultat de recherche d'images pour )

Après avoir, un an auparavant, réuni pour la première fois le mythique duo Bourvil-De Funès dans Le Corniaud, Gérard Oury récidive avec cette comédie de belle facture, qui restera le plus grand succès au box-office français pendant plus de trente ans. Le secret de la recette tient à peu de choses : la personnalité des têtes d’affiche bien sûr, un humour français dans ce qu’il a de plus classique, apte à séduire la totalité d’un public, et le panache de séquences devenues cultes (Bourvil et ses pots de peinture, l’attentat manqué à l’opéra, la nuit à l’hôtel, la scène finale en planeurs etc.).

Aujourd’hui encore, chacune des rediffusions télévisées attire un nombre considérable de spectateurs (plusieurs millions). Ceux-ci retrouvent dans La Grande Vadrouille les codes d’un cinéma comique et ses « monstres sacrés » (à côté de Bourvil et De Funès, on retrouve dans des seconds rôles Paul Préboist, Colette Brosset, Grosso et Modo, Marie Dubois…) qui prospérèrent de l’après-guerre jusqu’aux années 1970. Les temps ayant changé, le film ressemble aujourd’hui à une fable naïve, agréablement surannée, dont on (sou)rit volontiers. C’est oublier le contexte et le pari de l’équipe de réaliser un film dépourvu de tout caractère dramatique sur la Seconde guerre mondiale et l’occupation, vingt ans après l’achèvement de cette dernière. Bien loin d’être une production anodine, La Grande Vadrouille fut un vrai chantier entrepris avec méthode et attention sur tous les plans (décors, costumes, tournages extérieurs, scénarisation…), et qui met en lumière le talent souvent négligé du sympathique Gérard Oury.

R.V.H.

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