‘Les Grandes Vacances’

Titre original : Les Grandes Vacances
Pays : France, Italie
Réalisateur : Jean Girault
Année de sortie : 1967
Genre : Comédie
Type : Long-métrage


Résumé

En découvrant la note d’anglais catastrophique de son fils Philippe (François Leccia) au baccalauréat, Charles Bosquier (Louis de Funès) décide d’envoyer celui-ci étudier pendant l’été en Écosse chez les MacFarrell. En contrepartie, la fille MacFarrell, Shirley (Martine Kelly), doit séjourner en France chez les Bosquier. Or, Philippe a comme projet pour les grandes vacances de descendre la Seine en voilier avec ses amis. L’un de ses camarades, Michonnet (Maurice Risch), accepte de partir à sa place outre-Manche. Mais le cadet des Bosquier, Gérard (Olivier de Funès), découvre que Philippe a désobéi…

L’avis de Ciné’xagone ()

Entre deux Gendarme, Jean Girault et Louis de Funès trouvent l’inspiration pour tourner ce qui deviendra le plus grand succès au box-office français de l’année 1967… Sans trop en faire, sans s’économiser pour autant, De Funès interprète un rôle à sa main dans un film efficacement scénarisé, ce qui est assez rare pour être souligné s’agissant du duo Girault-Jacques Vilfred.

Si l’on excepte sa dernière partie (la poursuite des deux jeunes amants par les pères Bosquier et MacFarrell), interminable et balourde, cette comédie est menée tambour battant, jouant à fond sur le décalage entre les générations à l’orée de la libération sexuelle (ah les mini-jupes de Martine Kelly !) et en pleine vague yéyé (la bande originale de Raymond Lefebvre en atteste). Elle mise presque autant sur les quiproquos si chers aux vaudevilles que sur le choc des cultures (la France du beaujolais et l’Écosse du whisky) avec la ribambelle de clichés qui s’y associent. Ainsi la scène du dîner anglais chez les MacFarrell – pourtant très courte – est elle passée à la postérité.

Le modèle de canevas et le choix de confronter des personnages exagérément contrastés servent toujours de trame, l’air de rien, à bon nombre de comédies français actuelles. Ce qui explique en substance que Les Grandes Vacances n’aient guère souffert des cinq décennies qui nous en séparent désormais.

R.V.H.

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