‘Dune’

Titre original : Dune
Pays : États-Unis, Mexique
Réalisateur : David Lynch
Année de sortie : 1984
Genre : Science-fiction
Type : Long-métrage


Résumé

En l’an 10191, l’empereur de tout l’Univers confie à la maison Atréides un mandat pour administrer la planète Arrakis, mieux connue sous le nom de Dune. De son vaste désert de sable est extrait l’épice, la plus précieuse des substances. Le duc Leto Atréides (Jürgen Prochnow) débarque sur Arrakis avec ses lieutenants, sa compagne Jessica (Francesca Annis) et leur fils Paul (Kyle MacLachlan). Mais leur palais est saboté par les anciens occupants des lieux, les Harkonnen. Désireux de s’attirer les bonnes grâces de l’empereur, ces derniers entendent combattre les Atréides par tous moyens pour faire échouer leur mission sur Dune.

L’avis de Ciné’xagone ()

Ratage ou chef d’œuvre ? David Lynch n’a jamais assumé son adaptation du premier livre de la saga Dune de Frank Herbert, victime des desiderata du studio. Le déroulé précipité du récit traduit en effet le charcutage du film au montage, alors que la transposition à l’écran de l’univers d’Herbert nécessitait un temps de narration, d’imprégnation du spectateur, de découverte du fonctionnement d’Arrakis et de sa géopolitique nettement plus important.

L’engouement ressenti par le public de l’époque pour la science-fiction – le dernier volet de la première trilogie Star Wars est sorti en 1983 – élevait plus encore le défi imposé à Lynch, remplaçant au pied-levé Ridley Scott. Avec toute l’inspiration qu’on lui connaît, le réalisateur américain a su donner une dimension spectaculaire aux personnages et aux décors de l’œuvre littéraire en en respectant l’esprit. Il est dommage cependant que Lynch ait quelque peu forcé le trait pour faire des brutaux Harkonnen une caricature de méchants, pestilentiels, sans âme et grotesques. Les Fremen, le peuple indigène des dunes, auraient mérité quant à eux davantage d’égard tant leur culture complexe fait le sel de la saga littéraire.  

Il manque assurément à ce film réévalué avec le temps davantage de travail sur la psychologie des personnages et sur l’environnement général de l’action. Mais ses nombreuses séquences d’anthologie, en dépit d’effets spéciaux aujourd’hui vieillis, en ont fait un objet de culte. Il fallait tout le génie de Lynch pour mettre au point l’attaque et la chevauchée du ver, le combat dans le désert ou l’assaut final sur le palais… Le Dune de 1984 reste un étalon du genre que le canadien Denis Villeneuve, auteur d’une nouvelle adaptation du roman d’Herbert trente-cinq ans plus tard, ne pouvait ignorer.

R.V.H.

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